Le Service Civique National de Participation au Développement 

de la 1ere génération

 

Mis en place par la loi n° 73-4 du 09 juillet 1973, le Service Civique National de Participation au Développement avait pour but de répondre aux impératifs de développement économique de notre pays et de promouvoir chez tous les citoyens le sentiment national, le sens de la discipline et de la dignité du travail ainsi que l’esprit civique. Il a été créé au moment où le Cameroun voulait booster le secteur agro-pastoral dans le cadre du slogan « révolution verte ».

De façon plus spécifique, l’objectif poursuivi par le Service Civique National de Participation au Développement en abrégé SCNPD était d’éradiquer l’exode rural, le chômage et la délinquance juvénile en inculquant aux jeunes désœuvrés des campagnes le sens de la discipline et du civisme. Il s’est également agi de leur inculquer le goût du travail manuel afin d’apporter ainsi leur contribution à l’œuvre de construction nationale.

L’insertion des jeunes s’opérait par leur implantation sur des terres localisées dans des villages ou groupes de villages, sur des terres colonisées, dans des complexes agro-industriels ou dans des fermes et plantations abandonnées. Elle était essentiellement adossée aux activités agro-pastorales.

Le Service Civique National de Participation au Développement de la première génération était mis en œuvre par l’Office National de Participation au Développement (ONPD).

Du fait de son incapacité à juguler un certain nombre de difficultés à savoir :

  • Des recrutements mal assurés, souvent réalisés par coercition par les autorités administratives et traditionnelles ;
  • Les difficultés d’accès des jeunes formés à la terre ;
  • La réduction des aides publiques liées aux effets de la crise économique ;
  • La faiblesse du suivi des jeunes installés ;
  • L’inadéquation formation-emploi ;

Les activités du Service Civique National de Participation au Développement ont connu un arrêt en 1990.

Au regard des manquements ainsi observés et compte tenu des nouveaux besoins d’encadrement de la jeunesse, dus à la montée de l’incivisme et de la délinquance ainsi que d’autres fléaux tels la corruption, il est apparu nécessaire de procéder à une réorientation de cette structure.

C’est dans cette optique que dans son message à la jeunesse du 10 février 2006, le Président de la République Son Excellence Paul BIYA affirmait : « le Service Civique National  de Participation au Développement que j’entends relancer permettra de renforcer l’éducation citoyenne des jeunes et d’accroître leurs chances d’insertion sociale ».

       Service Civique National de Participation au Développement

de la 2eme génération et son processus de relance

 

La Loi n° 2007/003 du 13 juillet 2007 instituant le Service Civique National de Participation au Développement dispose, en son article 2 que « le Service Civique National de Participation au Développement a pour but de contribuer à la mobilisation des énergies pour répondre aux impératifs de développement économique et social du pays et de promouvoir chez tous les citoyens le sentiment national ainsi que l’esprit civique et la culture de la paix ».

Le Service Civique National de Participation au Développement comporte une période obligatoire et une période de volontariat.

 

 

  LE PROCESSUS DE RELANCE DU SERVICE CIVIQUE

 NATIONAL DE PARTICIPATION AU DEVELOPPEMENT

 

La relance du Service Civique National de Participation au Développement a pris son envol le 13 juillet 2007, date à laquelle le Président de la République a promulgué la loi N° 2007/003 instituant le Service Civique National de Participation au Développement.

Dans cette lancée, le Président de la République a signé le Décret N° 2010/384 du 23 décembre 2010 portant création, organisation et fonctionnement de l’Agence du Service Civique National de Participation au Développement.

D’après les textes régissant cet organe, le Service Civique est un établissement public administratif doté de la personnalité juridique et de l’autonomie financière.

Son siège est à Yaoundé et des annexes pourront être créées, en tant que de besoin, sur l’étendue du territoire national.

Il est administré par deux organes : le Conseil d’Administration et la Direction Générale.

Sa mise en service effective a été couronnée par la désignation du Conseil d’Administration à la faveur du décret  N° 2012/ 101 du 13 Mars 2012  portant Nomination du Président du Conseil d’Administration de l’Agence du Service Civique National de Participation au Développement, de ses membres ainsi que de l’équipe dirigeante notamment du Directeur Général et du Directeur Général Adjoint.

Au total, le Service Civique National de Participation au Développement est un outil idoine de mobilisation, d’orientation, de formation et d’insertion socio-économique des populations jeunes et adultes résidant au pays, en milieux urbain et rural ou à l’étranger. Il s’agit d’un programme de réarmement moral et de renforcement des capacités des populations en vue de leur pleine et effective participation à l’œuvre de consolidation de la solidarité et de l’intégration nationales et à la réalisation des grands chantiers de développement du pays.

A cet effet, il importe de mettre en place une véritable synergie de compétences et de moyens afin que les attentes légitimes, en matière d’éducation à la citoyenneté, de valorisation des compétences nationales de l’intérieur et de la diaspora, de l’insertion socio-économique des jeunes et de l’ensemble de la population camerounaise, puissent être réalisées.

Ce faisant, le SCNPD permettra à la jeunesse d’avoir un comportement citoyen par l’acquisition de savoirs, de savoir-être, de savoir-faire et de savoir-devenir pour l’avènement d’un Cameroun émergent, démocratique et uni dans sa diversité que le Chef de l’Etat, Son Excellence Paul BIYA appelle de tous ses vœux.